Facebook : Expérience psychologique menée discrètement

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Anne Réseau social 0
Facebook : Expérience psychologique menée discrètement

Le réseau social Facebook compte aujourd’hui plus d’un milliard d’utilisateurs. Outre le fait que c’est un formidable moyen de mettre les individus en relation et de faire du business, c’est également une grande base de données exploitable pour des études psychologiques par exemple. Les internautes exposent en effet leur vie privée à tout va, souvent sans aucune précaution.

La revue scientifique américaine PNAS rapporte que cette base de données a été exploitée du 11 au 28 janvier 2012 par des chercheurs des universités de Cornell et de Californie à San Fransisco pour étudier la contagion émotionnelle. Ce sont ainsi 700 000 utilisateurs Facebook qui ont fait l’objet d’une étude sans même s’en rendre compte puisque le géant Facebook a volontairement modifié leur fil d’actualité pour étudier leur humeur. En effet, le réseau social a mis en avant des messages d’amis plutôt positifs ou négatifs dans le fil d’actualité de ces utilisateurs afin d’étudier la manière dont leur humeur change au sein des statuts qu’ils publient par la suite.

L’hypothèse selon laquelle les internautes sont affectés par les émotions partagées en masse sur les réseaux sociaux est validée. En effet, il y aurait bien une corrélation puisque certains internautes ont été « victimes » de la contagion des émotions positives ou négatives sans même s’en rendre compte.

Outre les résultats de l’étude qui restent intéressants, se pose la problème de l’échantillon utilisé. Est-il véritablement légal et éthique de manipuler des utilisateurs Facebook sans même les informer de l’étude en cours ? Certaines réactions ont été vives tant dans les journaux américains que sur Twitter.

Rappelons simplement que les publicités ciblées sur internet n’ont qu’un seul objectif, susciter une émotion afin vous amener à acheter. Ces dernières sont régulièrement ajustées en fonction de vos réactions ou de vos envies. La seul différence avec l’étude Facebook est que dans ce cas, certains internautes avertis ont conscience de ces pratiques !

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